11 décembre 2007

« L’Arbre des Possibles » de Bernard Werber

Il existe des auteurs qui aiment partir à l’aventure, délaissant le roman pour se risquer pour un genre différent, le théâtre ou la nouvelle. Toujours en quête pour surprendre ses lecteurs, Bernard Werber propose son premier recueil de nouvelles, « L’Arbre des Possibles », regroupant vingt petits textes sur les futurs possibles :

« Apprenons à les aimer ». Un manuel d’explication sur « comment domestiquer et s’occuper d’un humain » pour des êtres extra-terrestres. Cette nouvelle est la première pierre du projet théâtrale « Nos Amis les Humains », adapté depuis 2006 en film avec « Nos Amis les Terriens ».
« Le règne des apparences », ou quand les objets sont remplacés par leur nom et leur description. Cette nouvelle renvoie à la doctrine du nominalisme. Les objets existent-il de par leur dénomination ou par leur nature propre ?
« Fragrance ». Une énorme météorite chute dans le jardin du Luxembourg. Le problème, l’objet spatial dégage une odeur pestilentielle. La conclusion de cette histoire est un pur bonheur d’humour.
« Celle qui hante mes rêves ». Nout est une déesse parfaite, la femme idéale. Tout le monde la vénère, mais son problème est qu’elle est seule et souhaite trouver un compagnon qui corresponde à ses critères.
« Vacances à Montfaucon ». L’an 2000 voit l’émergence d’une nouvelle forme de tourisme, les voyages temporels. Pierre Luberon souhaite découvrir l’époque de Louis XIV. Mais va-t-il réellement se retrouver dans le Paris dont il rêve ?
« Manipulation ». Imaginez qu’un de vos membres ne vous réponde plus. Cette nouvelle raconte l’histoire d’une main gauche qui cherche à s’émanciper de son propriétaire.
« L’Arbre des possibles ». Un homme imagine un arbre sur lequel seraient inscrites toutes les possibilités de futur, même les plus farfelues. Le but, arriver à un futur sans violence.
« Le mystère des chiffres ». La civilisation est régie par les chiffres. Le degré d’appartenance dans la hiérarchie est fixé selon le chiffre ou le nombre le plus élevé que l’individu connaît. La diffusion de cette connaissance est gérée par les prêtres, l’homme n’ayant pas la liberté de pousser sa curiosité plus en avant sous peine d’être accusé d’hérésie. Un texte qui fait réfléchir sur la diffusion de l’information et du savoir de nos jours.
« Le chant du papillon ». Un groupe d’astronautes se lance dans une expédition vers le Soleil.
« L’ermite absolu ». Un homme prend conscience qu’il peut s’abstraire de tous les besoins primaires. Il souhaite faire qu’une seule chose, rester dans la réflexion pour tout connaître du monde sans pour autant devoir le parcourir. Il va faire séparer son cerveau de son corps, pour s’affranchir de tous ses sens.
« Du pain et des jeux » est une épopée sur le football du futur. Que deviendrait ce jeu si les règles venaient à être corsées ?
« Attention : fragile ». Un nouveau jeu fait son apparition dans les magasins. Les humains vont pouvoir créer et gérer des mondes miniatures.
« La dernière révolte ». La population vieillit de plus en plus, cette catégorie de personnes devient un réel problème. Les jeunes vont trouver une parade pour que les personnes âgées ne soient plus une charge pour la société.
« Transparence ». Un scientifique, à force de manipulations génétiques, va trouver comment rendre son épiderme transparent. Le problème il ne connaît pas encore l’antidote pour revenir à l’état initial.
« Noir ». Le soleil ne se lève plus sur la Terre, tout est plongé dans l’obscurité. Pour Camille, la nuit éternelle s’est installée sur notre planète.
« Tel maître, tel lion ». Un nouvel animal de compagnie est à la mode. Qui n’a pas son lion ?
« Un monde trop bien pour moi », une histoire où les objets sont dotés de la parole.
« Totalitarisme douceâtre ». Une vision du monde littéraire actuel.
« L’Ami silencieux ». Un vol, un drame et un témoin hors du commun.
« L’Ecole des jeunes dieux ». Les élèves dieux apprennent à diriger des humains. Cette petite histoire va donner la trilogie des dieux.

Chaque nouvelle est un petit moment de pur plaisir et d’évasion. En quelques pages, Bernard Werber nous offre une aventure, de l’humour, et une nouvelle fois une ouverture vers des questionnements.
Pour vous lecteurs qui êtes encore frileux, et n’osez pas entrer dans l’univers de M. Werber, ce livre est pour vous. Des textes courts, simples, mais qui immanquablement éveilleront votre curiosité.



Ed. Livre de Poche – 2002

1 commentaire:

Anonyme a dit…

Peut-être pas le plus célèbre, peut-être pas le plus complet, mais sans doute le livre de Werber qui - de part la variété des nouvelles - fait le plus honneur à l'art de l'imagination.